ArtExpos
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La peinture en Europe autour de 1900
Le paysage
Musée d’Orsay, Paris
Un nouvel accrochage en salle 69
Depuis le 15 avril, le Musée d’Orsay réorganise son accrochage permanent dans sa salle 69. Conçu pour mieux valoriser les collections de peinture étrangère du musée d’Orsay, ce parcours s’organise autour de deux grands thèmes, le paysage et la figure.
Ce nouvel accrochage met en regard des œuvres d’artistes issus de différents pays et aux sensibilités variées, invitant à un dialogue entre des écoles et des traditions picturales réunies par une même volonté d’explorer de nouvelles voies formelles au tournant des XIXe et XXe siècles.
Il montre en outre comment des artistes d’une même époque partagent une quête spirituelle de l’harmonie.
Les paysages se déploient selon une progression chromatique, des tonalités rosées de l’aube aux bleus violacés de la nuit, en passant par les blancs de la neige et des nuages.
Les œuvres choisies traduisent une volonté commune de dépasser les acquis de l’impressionnisme.
La clarté de la palette contribue à une représentation renouvelée de la nature.
Le paysage observé devient le support de la projection des émotions de l’artiste qui s’exprime par une synthèse plastique où ciel, eau, reliefs et végétation se réduisent à des formes essentielles, annonçant souvent une forme d’abstraction.
Certaines toiles s’affirment comme de vastes surfaces décoratives, fondée sur l’agencement de silhouettes en aplats de couleurs nuancées : arbres, nuages, reliefs, personnages ou reflets s’inscrivent alors dans un même plan, au service d’une composition unifiée.
En conclusion, la présentation du paysage européen autour de 1900 au Musée d’Orsay souligne la richesse de ses collections étrangères en proposant une approche à la fois sensible et comparative.
Elle met en lumière l’évolution de la représentation de la nature, envisagée comme un reflet de l’âme, jusqu’à l’émergence d’une esthétique plus décorative et proche de l’abstraction. Le format resserré de la salle 69 s’inscrit dans une démarche de réorganisation des collections permanentes.
Ce choix apporte une respiration au sein du parcours du musée, même si la superficie limitée de l’espace restreint la confrontation des œuvres.
Ce choix apporte une respiration au sein du parcours du musée, même si la superficie limitée de l’espace restreint la confrontation des œuvres.





















