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Exposition Mary Cassatt   

L’indépendante

Exposition au Musée d’Orsay, Paris
Du 06 octobre 2026 au 31 janvier 2027

À l’occasion du centenaire de la disparition de Mary Cassatt (1844-1926), le musée d’Orsay lui consacre l’exposition « Mary Cassatt, l’indépendante », organisée en partenariat avec la National Portrait Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston. Quatre-vingts œuvres d’une rare beauté, venues du monde entier, y sont réunies : peintures, pastels, gravures et estampes de cette artiste américaine francophile, qui passa en France les deux tiers de sa vie.

Dessinatrice, peintre et graveuse d’exception, Mary Cassatt sut accueillir les innovations de son temps, notamment celles de l’impressionnisme, tout en forgeant un style qui n’appartient qu’à elle. Femme farouchement indépendante, résolue et engagée, elle s’est tout particulièrement intéressée à la place et au rôle des femmes dans la société moderne qui s’affirmait au tournant du XXᵉ siècle. Ses œuvres traduisent ses sentiments et ses convictions sur la famille, sur la relation mère-enfant, sur ce que pouvait être une « femme moderne ». Elles révèlent avec émotion, mais sans la moindre mièvrerie, la psychologie de ses modèles.

Le parcours de l’exposition se déploie en dix sections, selon une logique à la fois chronologique et thématique.

« Peindre des enfants et des mères » ?

Femme et enfant devant une tablette (Avant la toilette), 1889,  Pastel sur papier beige collé sur châssis entoilé, Paris, Musée d’Orsay
Mère sur le point de laver son enfant endormi (La toilette de l’enfant), 1880,  huile sur toile, Los Angeles, County Museum of Art
Mère et enfant, Vers 1890,  huile sur toile, Wichita,  Kansas, Wichita Art Museum

Le visiteur est d’emblée saisi par la qualité de ces « maternités », par leur simplicité et leur justesse. À mille lieues de toute mièvrerie comme de l’exaltation de l’instinct maternel, ces œuvres touchent par la vérité des scènes et par l’attitude tendre et retenue des personnages, finement restituée. Elles instaurent une réelle proximité entre le spectateur et la scène qui s’offre à lui.

Formation et filiation

La première salle retrace la formation artistique de Mary Cassatt à travers deux filiations : celle des maîtres anciens, notamment espagnols, et celle de sa famille, les Cassatt de Philadelphie. Les œuvres de 1873 à 1876 témoignent de son apprentissage ; celles de 1882 à 1888 sont principalement consacrées aux portraits de famille.

Comme de nombreux artistes américains et britanniques de son époque, Mary Cassatt entreprend un « Grand Tour » en Europe, de 1872 à 1874, avant de s’établir définitivement à Paris.

Officiers et sergents de la garde civile de Saint Adrien,  d’après Frans Hals’s, vers 1873,  huile sur toile,  Collection particulière
Offrant le panal au torero, 1873,  huile sur toile, Williamstown,  Massachussets, Clark Art Institute
La Mère de Melle Cassatt vêtue d’un châle en dentelle, 1874,  huile sur panneau,  Collection particulière
Mme Duffee sur un canapé rayé (La lectrice d’un roman), 1876,  huile sur toile, Boston, Museum of Fine Arts

Entre 1882 et 1888, Cassatt se consacre largement aux portraits de sa famille. Son frère Alexander, son neveu Robert Kelso, sa mère et sa belle-sœur en sont les principales figures.

Portrait de Robert Cassatt, 1882-1883,  huile sur toile,  Collection particulière
Portrait de M. Alexander J. Cassatt et de son fils Robert Kelso Cassatt, 1884,  huile sur toile, Philadelphia, Philadelphia Museum of Art
Portrait de Mme S. Cassatt , la mère de l’artiste, vers 1885,  huile sur toile, San Francisco, Fine Arts Museums of San Francisco
Madame  Alexandre Cassatt à sa tapisserie, vers 1888,  Pastel sur papier, New York, Collection particulière

À travers les huit œuvres réunies dans cette section, le visiteur peut suivre le passage de Cassatt de l’apprentissage auprès des grands maîtres à l’affirmation de son autonomie artistique. Les portraits révèlent son refus de la flatterie au profit d’une recherche de vérité psychologique. Ils annoncent aussi plusieurs de ses thèmes de prédilection : les liens familiaux et l’image d’une femme moderne.

« Pratiquer l’art est ma profession »

Dans cette section, le visiteur quitte le cheminement biographique à travers des oeuvres pour entrer dans l’atelier. Le titre de cette partie reprend une affirmation de l’artiste : pour Cassatt, la peinture n’est ni un passe-temps mondain ni une activité d’amateur, mais un métier, exercé avec rigueur, ambition et indépendance économique.

Sont réunis des portraits, des figures féminines et des scènes d’intimité, genres que Cassatt traite avec une grande liberté formelle, et qui permettent de suivre l’évolution de sa pratique de la fin des années 1870 aux années 1890, de l’huile impressionniste au pastel.

Un parcours de l’huile au pastel.

La première moitié de la section s’organise autour de peintures à l’huile.

Femme lisant, 1878,  huile sur toile, Stuttgart, Staatsgalerie Stuttgart
Susan assise dans un jardin (Fillette dans un jardin), 1881-1883,  huile sur toile, Mougins, FAMM
Jeune fille à la fenêtre, 1883-1884,  huile sur toile, Washington, National Gallery of Art
Jeune femme au mouchoir, vers 1887,  huile sur toile,  Collection particulière

Le tournant du pastel.

Les œuvres des années 1890 marquent un déplacement technique.

Jeune femme portant un enfant nu, vers 1890,  pastel et fusain sur papier, Paris, Musée d’Orsay
Clarissa,  tournée vers la droite, sa main portée à l’oreille, 1891-1892,  pastel sur papier vergé beige,  Collection particulière
Hélène de Septeuil, vers 1890,  pastel sur papier beige, Storrs, University of Connecticut,  The William Benton Museum of Art

Les œuvres de cette salle pointent les caractéristiques de l’œuvre de Mary Cassatt : un regard féminin sur le monde féminin qui place femmes et enfants au centre de la modernité picturale ; une liberté formelle nourrie par Degas, l’estampe japonaise et la photographie ; et enfin une lucidité professionnelle, celle d’une artiste qui a fait de son métier un choix assumé. Une section dense mais lisible, qui réhabilite Cassatt comme figure majeure de l’impressionnisme plutôt que comme simple «peintre de la maternité ».

Je suis indépendante !

Les œuvres de cette salle s’attachent à présenter les femmes bourgeoises  dans la vie moderne de la fin du XIXe siècle : en promenade, au théâtre, dans un salon ou au cours d’un moment de sociabilité. Cassatt les peint avec assurance, attentives à ce qui les entoure et présentes à elles-mêmes. Sa touche est vive et ses cadrages audacieux donnent à ces scènes ordinaires une énergie nouvelle. Le titre renvoie aussi à une indépendance revendiquée par l’artiste dans sa vie et dans son travail.

Dans la loge (Au Français,  une étude), 1878,  huile sur toile, Boston, Museum of Fine Arts
La tasse de thé (Le Thé), vers 1880-1881,  huile sur toile, New York, Metropolitan Museum of Art
Le Thé, vers 1880,  huile sur toile, Boston, Museum of Fine Arts
Jeune femme en noir (Portrait de Madame J.), 1883,  huile sur toile, Annapolis,  Maryland, Peabody Art Collection
En voiture, 1881,  huile sur toile, Philadelphia, Philadelphia Museum of Art

L’ensemble de ces œuvres met en relation trois espaces où se joue la présence des femmes : la rue et la promenade, le théâtre, l’intérieur bourgeois. Dans chacun, Cassatt montre des femmes en train d’agir, d’observer ou d’échanger. Ses portraits de Lydia, en particulier, donnent une continuité intime à ces scènes : la sœur est à la fois proche de l’artiste et figure de la femme moderne qu’elle représente.

Le parcours fait ainsi apparaître une tension féconde : ces femmes appartiennent à un monde élégant et privilégié, mais les gestes les plus ordinaires comme conduire, regarder la scène, recevoir, boire le thé, deviennent chez Cassatt des occasions d’affirmer leur présence. C’est autant dans le sujet que dans la peinture elle-même avec ses cadrages francs, ses compositions vivantes, et leur touche assurée que se manifeste l’indépendance revendiquée par l’artiste.

« Mademoiselle Cassatt est vraiment une impressionniste »

Le titre de la salle est la formule employée par un critique de l’époque qui salue Cassatt, lors des expositions impressionnistes de 1879-1881, comme l’une des leurs à part entière. Le titre dit l’enjeu de la section : montrer que Cassatt ne se contente pas d’être l’élève ou la protégée de Degas, mais qu’elle adopte et fait sienne la peinture de plein air, la touche fragmentée et la couleur claire des impressionnistes, tout en gardant son regard propre sur la vie des femmes.

Le jardin : plein air et touche impressionniste

La famille Cassatt s’installe l’été à Marly-le-Roi. Mary Cassatt y fait plusieurs séjours. Elle y peint plusieurs tableaux représentant sa sœur Lydia dans cet environnement.

Lydia assise au jardin,  un chien sur les genoux, vers 1880,  huile sur toile, Nex York, Cathy Lasry
Lydia faisant du crochet au jardin,  à Marly, 1880,  huile sur toile, Nex York, Cathy Lasry
Jeune fille au jardin, entre 1880 et 1882,  huile sur toile, Paris, Musée d’Orsay
Au parc, vers 1878-1879,  huile sur toile, Houston, Sarofim Foundation Collection
Automne,  portrait de Lydia Cassatt (L’Automne), 1880, huile sur toile, Paris, Petit Palais

Le lien avec Degas

Jeune femme nouant les rubans de son chapeau, vers 1882, Edgar Degas, pastel et fusain sur papier gris-beige, Paris, Musée d’Orsay
Femme à sa toilette, vers 1880,  huile sur toile,  Collection particulière
Fillette dans un fauteuil bleue (Enfant dans le salon bleu),huile sur toile, Washington, National Gallery of Art

Les œuvres de cette salle mettent en évidence l’évolution de la manière de peindre de Mary Cassatt. On y note son adhésion à l’impressionnisme, avec l’utilisation d’une touche fragmentée et un traitement de la lumière adapté à la peinture de plein air et aux effets atmosphériques. Ses œuvres témoignent d’une importante originalité de composition multipliant les cadrages audacieux, les espaces dynamiques et une influence japonisante qui distinguent Cassatt de ses collègues.

Cassatt et la gravure

La gravure occupe une place centrale dans la carrière de Cassatt, et cet ensemble d’œuvres en montre les débuts. Vers 1879-1880, Degas l’invite à participer à un projet de revue d’estampes, Le Jour et la Nuit, avec Pissarro, Bracquemond et d’autres. La revue ne verra jamais le jour, mais l’élan est donné : Cassatt s’initie auprès de Degas et de Pissarro à des procédés qui recherchent, en noir et blanc, les effets de la peinture impressionniste. Elle y trouve un terrain d’expérimentation libre, loin des contraintes du Salon, qui s’accorde avec l’esprit d’indépendance affiché dans l’ensemble de l’exposition.

Au théâtre (Femme à l’éventail (n°3), vers 1880,  Eau-forte,  vernis mou aquatinte,  4e état  , Paris , BNF
Au spectacle, vers 1880,  Eau-forte,  vernis mou aquatinte,  3e état  , Paris , BNF
Au théâtre reflet dans la glace, vers 1882,  Eau-forte,  vernis mou aquatinte,  2e état  , Paris , BNF
Mademoiselle Luquet assise sur un divan, vers 1883,  vernis mou aquatinte,  2e état  , Paris , BNF
La visiteuse (dit aussi,  Scène d’intérieur,  étude à contre jour), La conversation en visite,  ou,  Les deux amies, 1880,  Eau-forte,  vernis mou aquatinte,  pointe sèche,  et empreinte de tissu,  3e état  , Paris , BNF

Comme l’indique les cartels des œuvres, Cassatt  associe plusieurs procédés combinés sur une même planche. L’eau-forte donne le trait, la structure du dessin, Le vernis mou permet d’obtenir un grain, un trait granuleux proche du crayon ou du pastel. On peut même y imprimer des textures, d’où l’empreinte de tissu dans La Visiteuse, procédé typique de cette génération d’expérimentateurs. L’aquatinte introduit des plages de gris, des demi-teintes et des valeurs tonales, qui évoquent le lavis. La pointe sèche apporte des lignes veloutées, au bord légèrement barbelé.

La mention des états (2e, 3e, 4e) est révélatrice : Cassatt reprend sa planche, la retravaille et en tire des épreuves successives. Cette démarche montre une artiste qui cherche, corrige et affine, et non une simple praticienne d’un métier.

La gravure pour Mary Cassat constitue une étape dans ses recherches. Elle y teste ses cadrages, et ce qui nourrit sa peinture et son pastel. L’artiste témoigne d’une maîtrise technique rare, fondée sur la combinaison de procédés et la reprise des états. Les sujets de ses gravures reprennent ceux de ses peintures et estampes, avec une même attention aux femmes dans leur vie sociale et intime. On y perçoit  l’influence japonisante qui prépare les célèbres estampes en couleurs de 1890-1891.

Artiste, conseillère, collectionneuse

Portrait d’homme (Portrait de M.D.), 1879,  pastel sur papier collé sur toile, Paris, Petit Palais
Portrait de Marie-Thérèse Gaillard, 1894,  pastel sur papier,  Collection particulière
Portrait de jeune femme au chapeau blanc, 1879,  huile sur toile, Toulouse, Fondation Bemberg
Portrait de Melle Louise-Aurore Villeboeuf, 1907,  pastel sur papier beige et chassis, Paris, Musée d’Orsay
Femme au fichu vert, 1893, Camille Pissaro, huile sur toile, Paris, Musée d’Orsay
Les Rives de l’Oise,  près de Pontoise, vers 1876-1880, Camille Pissaro, barbotine,  Collection particulière
Georges Clémenceau, entre 1879 et 1880, Edouard Manet, huile sur toile, Paris, Musée d’Orsay
Tige de pivoines et sécateur, 1864, Edouard Manet, huile sur toile, Paris, Musée d’Orsay

Une commande exceptionnelle : la décoration Modern Woman

En 1892, Mary Cassatt reçoit une commande aussi prestigieuse qu’inhabituelle : concevoir une décoration monumentale de 18 mètres de long sur 4 mètres de haut pour le Pavillon de la Femme, qui doit accueillir l’Exposition universelle de Chicago en 1893.

Le thème imposé, « La femme moderne», s’accorde parfaitement avec les sujets qu’elle explore depuis des années, et c’est avec enthousiasme qu’elle s’empare de ce projet. Aujourd’hui disparue, cette fresque demeure pourtant l’une des entreprises les plus ambitieuses de sa carrière.

Elle relève ce défi titanesque en seulement six mois et imagine un immense triptyque composé de trois panneaux allégoriques, véritable hymne à l’émancipation des femmes face au poids des traditions.

Sur le panneau central, intitulé Les jeunes femmes cueillant les fruits de la connaissance et de la science, elle peint des femmes tendant la main pour cueillir les pommes du savoir, symbole de la transmission des connaissances d’une génération à l’autre.

À gauche, Les jeunes filles poursuivant la renommée déploie des figures féminines en plein mouvement, lancées à la conquête de la gloire et de la réussite, tandis qu’à droite, Art, Musique, Danse réunit des femmes célébrant les arts, la création et la liberté d’expression.

Source Wikimedia Commons / Mary Cassatt Modern Woman

Cette vaste composition, à la fois audacieuse, lumineuse et résolument optimiste, rencontre un immense succès auprès du public. Elle consacre Mary Cassatt comme une artiste capable de porter, à l’échelle monumentale, un message résolument moderne et engagé en faveur de la condition féminine.

La série des dix estampes en couleurs

Initiée tout d’abord à la gravure par son ami Edgar Degas, Mary Cassatt excelle dans la technique de l’estampe.

Les qualités de Cassatt, justesse du trait, délicatesse des nuances, goût de l’expérimentation, trouvent leur place dans cette technique exigeante qui lui permet de démontrer sa virtuosité.

Elle inaugure de nouveaux procédés en utilisantdifférentes techniques, associe vernis mou, eaux-fortes et aquatinte, mélange les couleurs pour obtenir des nuances douces.

Elle trouve une source d’inspiration dans les estampes japonaises dont elle a vu l’exposition à l’Ecole des Beaux-arts en 1890, et dans les œuvres d’Utamaro qu’elle collectionne. Elle adopte la simplification et la fluidité des lignes qu’elle y observe.

En 1891, Durand-Ruel expose la suite de ses 10 estampes l’imposant comme l’un des graveurs majeurs de la fin du XIXe siècle.

Epilogue : artiste-peintre, patronne, la vie à Beaufresne

Propriétaire du château de Beaufresne à partir de 1894, Mary Cassatt s’y établit définitivement. Dans ce refuge de sa maturité, sa vie s’y partage entre la création, la gestion du domaine et son rôle de conseillère auprès des collectionneurs.

Les œuvres de cette période reviennent à ses sujets de prédilection : la maternité, la transmission entre les femmes et les enfants, les figures féminines au jardin ou dans l’intimité d’un intérieur.

À travers des visages et des expressions toujours singuliers, elle saisit des instants d’une tendresse délicate, fidèle à l’attention qu’elle n’a cessé de porter aux femmes et aux enfants.

Mère et enfant sur fond vert, 1897,  Pastel sur papier beige collé sur châssis entoilé, Paris , Musée d’Orsay
Les petites sœurs, 1885, huile sur toile, Glasgow, Kelvingrove Art Gallery and Museum
Mère allaitant son enfant (Jeune femme allaitant son enfant), 1908,  huile sur toile,  Collection particulière
Portrait de jeune fille, 1899,  huile sur toile, Nex York, The MOMA
Le dos nu, 1906-1907,  huile sur toile,  Collection particulière
Ellen Mary Cassatt vêtue d’un manteau blanc, vers 1896,  huile sur toile, Boston, Museum of Fine Arts
Le Bain de soleil (Après le bain), 1898-1899,  huile sur toile, Tokyo, Artizon Museum
La lecture au jardin, 1898,  huile sur toile, Philadelphia, Philadelphia Museum of Art
La Tasse de chocolat (La tasse de thé), vers 1897,  Pastel sur papier beige,  Collection de SAS le Prince de Monaco

Conclusion

Première grande rétrospective consacrée à l’artiste en France, l’exposition du musée d’Orsay « Mary Cassatt. « L’indépendante » s’affranchit de l’image réductrice de « peintre de maternités » à laquelle Mary Cassatt est trop souvent cantonnée, pour révéler l’audace, la modernité et l’ampleur d’une œuvre singulière.

Seule Américaine à avoir exposé au sein des impressionnistes, elle pose sur les femmes de son temps un regard d’une rare acuité. Au-delà de la peinture à l’huile, le parcours met en lumière la richesse de ses dessins et de ses estampes, profondément nourris par l’art japonais.

A ne pas manquer !